Né en décembre 1954 à Genève, Suisse, et de nationalité suisse, j’ai effectué tout mon parcours scolaire et universitaire dans ce canton.
En 1979, j’ai obtenu le diplôme fédéral de médecin-dentiste délivré par la Confédération suisse, qui me donne le droit de pratiquer mon art sur tout le territoire de la Confédération, et cela, à vie !
J’ai d’abord exercé comme assistant chez un patron à Genève pendant deux ans, où j’ai commencé à soigner ma plus ancienne patiente qui ne m’aura quitté qu’à ma retraite en 2025 ! Eh oui, ma carrière aura duré 46 ans, qui auront passé comme un souffle.
Je me suis d’abord installé en 1981 à Rolle, charmante bourgade sur le bord du lac Léman, où mon cabinet avait vue. J’ai pratiqué avec un grand succès à cet endroit jusqu’en 1997, puis j’ai fondé avec l’aide d’un collègue la Clinique dentaire de Genolier, où j’ai pratiqué jusqu’en 2010. Les soins ne comprenaient pas seulement les traitements au fauteuil mais aussi des soins sous narcose pour enfants et adultes. La politique de la maison mère ayant changé et ne me convenant plus, j’ai créé et exploité un groupe de trois cabinets dentaires, à Orbe, Chavornay et Vallorbe, jusqu’à la vente de cette clinique, Urbadental, forte d’une clientèle de plus de six mille personnes, en 2023 à un investisseur. Pour gérer l’administratif, j’avais créé de toutes pièces dès 1995 un système informatique client-serveur sur Macintosh avec sept postes au final, le programme incluant aussi le temps (et donc la durées des séances), ce que ne font aucuns des logiciels dentaires habituels. Comment avoir une idée du rendement sans le temps passé ? D’où l’intégration logique du temps.
De 2023 à 2025 j’ai accompagné le développement de la nouvelle structure, rebaptisée Urbadental SA, avant de prendre ma retraite définitive de médecin praticien le 31 mai 2025. Pour pouvoir collaborer avec Urbadental SA, j’ai créé la société Decalog Sàrl, qui me permettait de remplir mon mandat de médecin-dentiste auprès de la nouvelle société.
Tout au long de ma carrière, j’ai participé à de nombreux congrès et cours de formation en Suisse et à l’étranger (environ cent heures par année). En 2020 (juste avant le Covid !), j’ai invité une partie de l’équipe, sept personnes, à un congrès à Chicago, le Midwinter Meeting, un voyage très intéressant et qui restera dans les mémoires, malgré le froid de canard qui règne en février à Chicago (la bien nommée « Windy City »).
Parmi des patients plus ou moins célèbres, il y a eu une actrice très connue en Allemagne, un ex-président d’un pays du Maghreb, j’ai même eu le mandat de soigner un patient particulier, un militaire haut gradé, sur place, à Tripoli, à deux reprises en 2006. Cela a été l’occasion d’échanges intéressants avec les collègues du cru. Un autre patient, ancien ministre d’un dirigeant africain, m’a aussi appris qu’on pouvait acheter et vendre de la politique!
Mon engagement professionnel a aussi été valorisé par du coaching auprès d’assistants suisses et étrangers et une activité au sein du comité de la SVMD (Société vaudoise des médecins-dentistes ou SSO-Vaud), de 2013 à 2024, dans le cadre du dicastère de la garde, que j’ai réformée en 2023. Je suis toujours membre de la SVMD (Société vaudoise des médecins-dentistes ou SSO-Vaud), de la faîtière SSO (Société suisse d’odonto-stomatologie), de la SDS (Swiss dental society) et aussi de la CDS (Chicago Dental Society). Mon engagement professionnel a aussi servi à former une quinzaine d’apprenties assistantes dentaires, qui ont toutes obtenu leur CFC (certificat fédéral de capacité). Il ne faut pas seulement penser carrière, mais aussi promotion de cette dernière. Nous sommes des passeurs de témoin, en définitive.